[L’expertise etixia] : Chantier propre & site responsable à Pariwest – Maurepas (78)

Avec Jean-Christophe Louchart, chargé d’opérations techniques chez etixia, on rentre dans le dur du sujet, et on parle chantiers propres et sites responsables . Ou comment fait-on, chez etixia, pour que l’acte de construire et de rénover des zones commerciales périphériques soit également performant du point de vue du développement durable. A travers l’exemple du site de Maurepas, où etixia réenchante une ancienne zone commerciale située autour du Kiabi présent sur place. Une véritable bulle verte, qui émerge grâce à un chantier tout aussi vert.

 

|C’est quoi un chantier propre ?

 

J.-C. L. : Chez etixia, nous parlons plutôt de chantier à faibles nuisances. Ce principe, résumé dans une charte que nous faisons signer à toutes nos parties prenantes lors d’un chantier, traite de plusieurs thématiques qui visent à mieux vivre les chantiers :

  • la gestion des déchets
  • la gestion des nuisances (bruits, poussières, salissures aux abords des chantiers…)

 

|Concrètement, en quoi cela consiste-t-il ? Pour les déchets, par exemple ?

 

J.-C. L. : Avant la démolition, nous réalisons un diagnostic déchets, pour mieux quantifier l’ensemble des déchets qui seront produits, optimiser le tri en prévoyant un nombre de bennes adéquates, et évidemment prévoir la valorisation de ces déchets en aval de la démolition, en les orientant vers des organismes spécialisés.

 

|Et pour la construction ?

 

J.-C. L. : Nous essayons bien évidemment de limiter également, le plus possible, l’impact carbone de nos constructions. A Maurepas, plus de 50 % des bâtiments sont dotés de toitures végétalisées. De plus, nous avons ré-isolé les bâtiments existants pour renforcer leur enveloppe thermique, et limiter leur consommation énergétique, tant en hiver qu’en été. Rien que pour la chauffage, la facture pourra être divisée par 5 à Maurepas.

 

|Le choix des matériaux est-il impacté par cette politique ?

 

J.-C. L. : Nous sommes encore obligés de consommer du béton, mais nous faisons en sorte que sa production soit la plus respectueuse possible de l’environnement. A Maurepas, les bétons utilisés sont des bétons bas carbone, c’est-à-dire que leur production est beaucoup moins génératrice de CO2 que les bétons ordinaires. Quand on réfléchit au surcoût que représente ce choix, de l’ordre de 20 %, on voit qu’il s’agit d’un acte fort à l’échelle d’un chantier de grande ampleur. Et c’est la même chose pour les métaux, car nous n’utilisons ici que des aciers issus de la filière du recyclage.

 

|On reproche souvent aux zones commerciales périphériques d’imperméabiliser les sols, au détriment de l’infiltration des eaux pluviales ? Tenez-vous compte de cette problématique dans vos chantiers ?

 

J.-C. L. : Absolument. Dans tous nos chantiers, nous tâchons de limiter au maximum l’artificialisation des sols, et même de rendre à nouveau perméable une partie des zones commerciales sur lesquelles nous agissons. A Maurepas, seule les voiries de circulation demeurent en enrobé. Tous les places de stationnement sont devenues perméables, et nous avons considérablement augmenté les surfaces d’espaces verts en pleine terre. Au final, les surfaces imperméables ont été divisées par deux, en passant de 90 % avant la rénovation à 45 % après celle-ci.

 

|Et la lumière ? Quand on pense zones commerciales, on pense aussi aux néons artificiels qui piquent les yeux…

 

J.-C. L. : A Maurepas, et c’est le cas dans tous nos chantiers, nous avons transformé les bâtiments pour amener le plus de lumière naturelle à l’intérieur de ceux-ci, et ainsi limiter au maximum le recours à l’éclairage artificiel. Dans cette zone, la dépense énergétique liée à l’éclairage artificiel pourra diminuer de près de 80 %. Au-delà de cet impact économique et environnemental, l’éclairage naturel est aussi plus agréable pour les principaux intéressés, c’est à dire les commerçants et les clients, et améliorer le confort d’usage, c’est aussi de la RSE.